Pensée Unique
Lorsque l'on pense tous la même chose, c'est qu'on ne pense plus rien.
Les municipales dans ma ville ne m'ont pas laissé indifférent.
J'ai donc choisi d'adresser un message de soutien à la liste de Christian BLANC, au travers de mon blog, exceptionnellement. J'apprécie le courage et l'honnêté de cet homme, au
travers de son parcours, et des contacts que j'ai pu avoir avec lui. Bien ententendu, je lui reconnais ses capacités techniques.
Le Député Christian BLANC s'est présenté au Chesnay contre le maire sortant Philippe Brillault, et sa liste "L'équipe du Chesnay".
Je crois que c'est une véritable chance pour ma ville. Malheureusement, le maire sortant a bien mobilisé sa clientèle le jour du vote, tandis qu'il procédait au déboitage (retrait des tracts des
boîtes aux lettres) méthodique de tous les documents de campagne de son adversaire.
Ses colistiers ont en effet été surpris en plein délit. Pour seule explication, les intéressés "pris les doigts dans la confiture" n'ont rien trouvé de mieux à dire que leur geste ne visait pas à
retirer les tracts, mais simplement à ouvrir les boîtes aux lettres des habitants (pour les aérer ???), qu'ils en avaient le droit en période électorale, et que - d'ailleurs - ils
avaient les trousseaux de clefs de La Poste à leur permanence de campagne !
Un exemple parmi d'autres...
Pour le deuxième tour, j'espère que les retours de vacances profiteront à la liste de Christian BLANC, "Ensemble pour le Chesnay". Mais ils risquent de se heurter à la même
difficulté qu'au premier tour : comment toucher les abstentionnistes si leurs documents sont supprimés les uns après les autres.
Bonne chance à eux !
Aujourd'hui, dans la série des combles, Monsieur J-F COPE :
Président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale, fils de proctologue, et premier "Meldois" (Maire de Meaux)...
Cela ne s'invente pas !
Rugby, Football : la France vient d'enchaîner deux contre-performances insoupçonnées dans ses deux sports les plus populaires, en moins d'une semaine. Le Gouvernement, qui espérait
un "effet Coupe du Monde" similaire à celui de l'été 1998 grince désormais des dents.
La venue du sélectionneur de l'équipe de France de rugby au sein du Gouvernement, à l'issue d'une Coupe du Monde qui se déroule sur le sol national, tient certainement plus de
la communication politique que de la reconnaissance d'une compétence technique et réglementaire pour la gestion de la chose publique sportive.
Seulement voilà, le quinze tricolore a formidablement raté son entrée en matière, bien plus tétanisé par les attentes d'une nation que galvanisé par 60 millions de supporters. De fait, dans les
couloirs de l'Elysée, l'avenir ministériel de Bernard LAPORTE suscite des conditionnels.
Hier soir, c'était au tour de l'équipe de France de football d'essuyer une surprenante déconvenue, face à l'Ecosse (1-0).
Hier, avant même la défaite footballistique, selon un sondage IFOP-Paris Match le Président et son Premier Ministre accusaient des reculs respectifs de 5 % et 9 %. Espérons que la
Namibie se montrera sensible à la prose funèbre de Guy Môquet, le 16 septembre prochain.
M.
Israël découvre son propre vide juridique face aux actes antisémites à l'occasion du jugement de 8 de ses ressortissants néonazis, tandis que le chef d'Etat lybien -
grand démocrate nord-Africain s'il en est - vient de créer le "Prix Khadafi International de littérature" destiné à récompenser un intellectuel africain qui se sera distingué dans
la défense des droits de l'Homme.
Est-ce moi qui me suis tenu trop loin trop longtemps ? Quoiqu'il en soit, il était tant de reprendre le sentier du blog !
Nicolas SARKOZY au zénith, dans les indices de popularité cette fois. La bourse qui se porte tout aussi bien, en particulier aux Etats-Unis. Le contexte semble propice à l'action
gouvernementale, pour peu que les moyens politiques soient réunis : un parti ainsi qu'une majorité large et disciplinée (la direction collégiale permet de ne pas laisser émerger un concurrent
direct au Président de la République), croissance exogène à défaut de redevenir immédiatement endogène.
En effet, c'est d'un pouvoir considérable dont bénéficiera le Président de la République si l'Assemblée Nationale prend la couleur annoncée. Faut-il s'en inquiéter ?
Gouverner, c'est choisir. Cette prise de responsabilité, chaque citoyen doit la faire, en conscience. L'heure est aux réformes, aux défis : retraites, temps de travail, relance de la croissance,
baisse du chômage, développement durable. Ces tournants ambitieux n'ont jamais été réalisés sans pouvoir fort.
De même que la France a pu se laisser porter, jusque dans les années 30, par les transformation réalisées sous le Second Empire, malgré deux chocs pétroliers, les grands chantiers nationaux
impulsés par le gaullisme et la reconstruction ont su garantir aux Français un niveau de vie "glorieux" jusqu'au début des années 80. Le PIB par habitant n'avait-il pas alors égalé celui des
Etats-Unis ?
Ces défis ne pourront pourtant pas du tout être relevés de la même manière. Finis les grands monopoles corporatistes d'Etat, et les régimes spéciaux en tous genres qu'ils
ont entretenus ; désormais, c'est à travers une concurrence encadrée et un dialogue transversal citoyen-usager - entreprise - pouvoirs publics que le bien commun sera recherché.
C'est donc un véritable tour de force que s'apprête à réaliser la nouvelle équipe gouvernementale : engager des politiques volontaristes sans manipuler des géants d'Etat. La réaction de
l'Administration, monstre froid parmi les monstres froids, sera une source d'inquiétude bien plus grande que celle des syndicats capables de dialogues constructifs dès lors que face à eux les
pouvoirs publics les considèrent en acteurs responsables : pour responsabiliser une entité, il faut lui donner des responsabilités. C'est là une des autres vertues de "l'ouverture".
Parité. Imposée sur le mode du cota, elle parviendra peut-être ainsi à faire rapidement son chemin dans les mentalités, pour devenir un état naturel de fait, et non le produit
d'une volonté politique.
La droite rassemblée derrière la bannière "Majorité Présidentielle" semble voir s'ouvrir devant elle un boulevard inespéré.
Nicolas SARKOZY sait que la campagne continue, et dirige toute son action dans ce sens. L'ouverture promise et réalisée déstabilise une gauche qui ne parvient pas même à se désigner un chef de
file. François BAYROU est marginalisé par la survie d'un centre-droit bien réel. 15 Ministres promis : 15 Ministres nommés, pas plus. Parité ? Promesse à nouveau tenue.
Le thème de la gauche, à peine audible, est alors celui du contre-pouvoir. Or, les Français ont envie d'action désormais. A avoir présenté, à droite comme à gauche, 2007 comme un tournant qui
appelle une action politique résolument volontaire, plus que jamais l'on votera pour donner au chef de l'exécutif les moyens de son action.
Pour l'instant, François HOLLANDE résiste, grâce à la déstabilisante défaite à une présidentielle que la gauche "ne pouvait pas perdre". Ses camarades éléphants semblent s'être résignés à
attendre une profonde déroute pour mieux récupérer le parti. Voilà ce que Lionel JOSPIN seul aurait pu apporter au PS : un chef. Voilà ce qui manque, et risque de manquer encore longtemps.
Ayant laissé à l'UMP une direction collégiale, Nicolas SARKOZY n'a pas trop à craindre l'apparition d'un concurrent direct fort à travers le parti.
Des mafestations d'extrême-gauche qui ravissent le Front National.
Marine Le Pen semblait se délecter, chez Olivier Mazerolle, sur BFM TV, des violences d'extrême-gauche suite à l'élection de Nicolas Sarkozy. Elle s'est plu à souligner que jamais l'extrême-droite n'avais fait de manifestations de cet ordre, et a souligné la grande tolérance que nous avions vis-à-vis de tel mouvements, lorsqu'ils sont le fait de la gauche.
Tradition monarchiste.
D'après les derniers sondages, 57 % des Francais ne désapprouvent pas les vacances de notre prochain Président. N'en déplaise à une opposition en manque de souffle.
Elections et conjugalitude, volume 2.
Raphaelle Bacque et Ariane Chemin, journalistes au Monde devaient publier aujourd'hui leur ouvrage sur le couple Hollande-Royal et ses implications sur le cours de notre élection présidentielle : "la femme fatale". D'aprés les derniéres fuites, Ségoléne Royal aurait décidé d'entrer en campagne pour l'investiture du PS, alors que son compagnon le prévoyait lui-même, fâchée de ses infidélités ! Morceaux choisis : elle aurait dit, par exemple à son compagnon que s'il choisissait de présenter Lionel Jospin contre elle à l'investiture, il ne reverrait jamais leurs 4 enfants ! on comprends mieux la soudaine union sacrée du couple contre la parution du livre.
La suite des aventures du couple le plus politique de l'année, c'est bien entendu le refus de Ségolène Royal de se présenter aux légslatives. Sous couvert de respect de sa volonté de non-cumul des mandats, il semble qu'elle se prépare plutôt à prendre la place du père de ses enfants à la tête du parti socialiste. Voilà peut-être ce qui la fait donc si largement sourire au lendemain de sa défaite.
La campagne législative est ouverte ; les thèmes de campagne politique ont été lancés à peine le résultats présidentiel officialisé.
3è tour ? Majorité présidentielle contre équilibre des pouvoirs.
Deux idées simples et donc efficace vont s'opposer : à droite, il s'agira de "donner aux nouveaux Président de la République les moyens d'appliquer le programme pour lequel les Français l'ont élu" ; à gauche, on va plaider la recherche d'un équilibre des pouvoirs.
La tâche s'annonce rude pour le PS d'après les cartographie des votes du premier tour de la présidentielle d'une part et l'ouverture proposée par Nicolas Sarkozy qui consiste à donner des responsabilité à l'opposition (dès lors, la droite à quelque chose à répondre au thème de l'équilibre des pouvoirs invoqué par la gauche).
Quelle place restera-t-il pour le centre dans cet rhétorique. Aucun, manifestement, s'il se veut indépendant.
Quels partis alors ?
Après la rhétorique, l'arithmétique (sans doute les deux composantes premières de la politique) : François Bayrou se prépare une nouvelle traversée du désert, mais en solitaire cette fois, ses "bédouins" ayant désormais tous rejoint le nouveau Président.
Il tente de créer un parti dont il ne parvient à définir ni le nom ("Parti Démocrate ? Alliance Démocrate ? Mouvement Démocrate?) ni les membres. Un scénario à la Alain Madelin est-il en préparation ?
Pour décrédibiliser le projet farfelu de "parti au-dessus des partis" nourri par François Bayrou, l'UMp doit maintenir une UDF forte, et disposant d'une marge de manoeuvre réelle. Dès lors que ce centre-droit sera bien existant, le centre de François Bayrou n'aura d'autre choix que d'apparaître comme un "centre gauche".
Vers un nouveau Congrès de Tour ?
Quelle leçon le Parti Socialiste doit-il tirer, non de son échec, mais de ses déchirements idéologiques internes ? Tiraillé entre une aile qui se dit "moderne" parce qu'elle veut l'ouverture vers le centre à travers la social démocratie, et une aile gauche qui veut retourner aux fondamentaux, la solution n'est-elle pas la scission ?
La tradition de courant internes au PS sera pour empêcher ce projet, a priori. Pourtant, le moment est idéal. La gauche de la gauche a été laminée par le "vote utile". Il n'y a plus de Parti Communiste ; l'effet trotskiste, nourrit par l'embourgeoisement du PS, reflue.
Au centre, l'effet Bayrou a créé un appel d'air que se dernier est en train d'échouer à combler. Le PS gagnerait en lisibilité à se scinder, à mon sens. Il s'offrirait l'opportunité de construire de grandes majorités composées de deux blocs cohérents, et non plus de la cacophonie d'une gauche plurielle "un pour tous et tous pour moi".
Je crois dans un parti de gaucha-gauche avec à sa tête un Mélenchon et un Fabius, par exemple, et un parti de social démocrates avec un tandem Royal-DSK.
Les thèmes de la présidentielle seront-ils toujours valables ?
A gauche, la diabolisation de Sarkozy aura fait pschiit. Que restera-t-il ? Seule l'image de Ségolène Royal pourra planer au-dessus de législatives qui n'auront vu apparaître à gauche aucun projet. La communication et la polémique devront combler cette lacune de fond, à gauche. Pour la droite, tout sera plus simple : arrivée avec un projet modern et clairement présenté de longue date, elle bénéficiera de la cohérence dont a fait preuve Nicolas Sarkozy. Passation de pouvoir. Pour l'instant, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy se tournent le dos. Ils se cotoyeront demain pour une cérémonie officielle de de devoir de mémoire à l'égard de l'esclavage. Alors que tous les chefs d'Etats ont déjà adressé leurs félicitations à Nicolas Sarkozy, silence radio du chef de l'Etat sortant.
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