La forme des Défis de Nicolas Sarkozy

Publié le par Mandrin

Nicolas SARKOZY au zénith, dans les indices de popularité cette fois. La bourse qui se porte tout aussi bien, en particulier aux Etats-Unis. Le contexte semble propice à l'action gouvernementale, pour peu que les moyens politiques soient réunis : un parti ainsi qu'une majorité large et disciplinée (la direction collégiale permet de ne pas laisser émerger un concurrent direct au Président de la République), croissance exogène à défaut de redevenir immédiatement endogène.


En effet, c'est d'un pouvoir considérable dont bénéficiera le Président de la République si l'Assemblée Nationale prend la couleur annoncée. Faut-il s'en inquiéter ? Gouverner, c'est choisir. Cette prise de responsabilité, chaque citoyen doit la faire, en conscience. L'heure est aux réformes, aux défis : retraites, temps de travail, relance de la croissance, baisse du chômage, développement durable. Ces tournants ambitieux n'ont jamais été réalisés sans pouvoir fort. 

De même que la France a pu se laisser porter, jusque dans les années 30, par les transformation réalisées sous le Second Empire, malgré deux chocs pétroliers, les grands chantiers nationaux impulsés par le gaullisme et la reconstruction ont su garantir aux Français un niveau de vie "glorieux" jusqu'au début des années 80. Le PIB par habitant n'avait-il pas alors égalé celui des Etats-Unis ?


Ces défis ne pourront pourtant pas du tout être relevés de la même manière. Finis les grands monopoles corporatistes d'Etat, et les régimes spéciaux en tous genres qu'ils ont entretenus ; désormais, c'est à travers une concurrence encadrée et un dialogue transversal citoyen-usager - entreprise - pouvoirs publics que le bien commun sera recherché. 

C'est donc un véritable tour de force que s'apprête à réaliser la nouvelle équipe gouvernementale : engager des politiques volontaristes sans manipuler des géants d'Etat. La réaction de l'Administration, monstre froid parmi les monstres froids, sera une source d'inquiétude bien plus grande que celle des syndicats capables de dialogues constructifs dès lors que face à eux les pouvoirs publics les considèrent en acteurs responsables : pour responsabiliser une entité, il faut lui donner des responsabilités. C'est là une des autres vertues de "l'ouverture".


Parité. Imposée sur le mode du cota, elle parviendra peut-être ainsi à faire rapidement son chemin dans les mentalités, pour devenir un état naturel de fait, et non le produit d'une volonté politique.

 

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