Le Débat SARKOZY-ROYAL

Publié le par Mandrin

Voici, en image, le débat du deuxième tour de l'élection présidentielle.

Qui a vraiment marqué des points ?

Ségolène : une colère-écran.

La colère de Ségolène était-elle préméditée ? On peut le penser, tant elle permet aujourd'hui aux médias de gauche de dresser le véritable bilan de ce débat. La communication politique joue à plein désormais. Il est moins question de gagner le débat que de remporter le discours sur le débat.

Pour la gauche : Royal et Sarkozy ont fait jeu égal.

Pour la droite, Sarkozy l'a emporté.

L'incohérence des propositions de la candidate socialiste, tantôt évasive, tantôt fantasque, n'ont pas été pour rendre son vague projet crédible. S'en remettant soit au dialogue avec les partenaires sociaux, soit au référendum, elle n'a pas été capable d'affirmer une position, et donc de devenir lisible aux yeux de l'électorat.

Un coup d'éclat colérique qui promet donc de s'effriter de jour en jour. Le prochain sondage d'intentions de vote sera décisif dans la dynamique des suffrages pour les deux candidats.

De son côté, Nicolas SARKOZY a fait le plus gros : être concret, clair, et surtout dédiaboliser son image. Ce débat a marqué la fin du TSS.

Ainsi, finalement, chacun a pu rentrer chez lui ce soir avec le sentiment du devoir accompli.

Parmi les grands moments, on retiendra bien la "colère" de Ségolène ROYAL qui répond à la proposition de Nicolas SARKOZY de scolariser normalement tous les enfants handicapés par "c'est le summum de l'hypocrisie en politique ! Vous dites des mensonges !" etc., mais aussi, la claque administrée par exemple à François HOLLANDE par la mère de ses enfants, et enfin, globalement, le ridicule dans lequel le candidat UMP a souvent tourné son adversaire.


Mauvaise joueuse là où il ne chipotta pas pour 3 minutes de temps de paroles, elle n'a pas rendu la politesse à son vis-à-vis lorsqu'il a bien voulu lui reconnaître des qualités.

 

Réactions au centre : Jean-Christophe LAGARDE a donné un bon point à Nicolas SARKOZY. Même constat de Jean-Marie CAVADA sur BFMTV. BAYROU affirme dans Le Monde qu'il ne votera pas Sarkozy ; dans deux jour il dira la même chose de Ségolène ROYAL !

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