Politic Business

Publié le par Mandrin

BAYROU et son violoncelle.

"A force de tapper dans rien, il finit toujours par en sortir quelque chose" aime à répéter un ami. BAYROU : un positionnement, mais ni projet ni action. Ses électeurs - comme il l'a justement indiqué lui même - se considèrent comme des électeurs "libres". Libres donc de toutes consigne de vote venue d'en haut. Pourtant, il continue de se faier courtiser, et choisi le jeu du centrisme comme politic business plutôt que comme intermédiaire du dialogue droite-gauche en vue de la maximisation de l'intérêt général.

S'il trouve un accord dépassant ses rêves les plus fous, il se prononcera plus franchement pour l'un ou l'autre des candidats. Autrement, il continuera d'oeuvrer à son succès éventuel, en tentant de délégitimer le pouvoir qui sera mis en place : pousser à l'abstention pour réduire la base du futur Président ou de la future Présidente ; tenter de réunir une large majorité d'obstruction à l'Assemblée Nationale ; provoquer une paralysie et une crise de régime pour obliger un détour par une 6è République inutile mais bien commode pour laisser son nom dans l'histoire avant que de devenir le premier chef d'Etat de ce nouveau régime. Oui, la nuit, le jour, en se rasant, et pas seulement, François BAYROU fait des rêves de grandeur gaulliste.

Le tout en s'appuyant, hélas, sur les pulsions antiparlementaires de bases qui animent de nombreux électeurs. Venu des extrêmes, ce thème est en train de s'affirmer par le centre. Le 21è sera plein de surprises !

En attendant, du côté de Nicolas SARKOZY, ce sont vers les élus UDF que l'on se tourne. Rappelons-le : l'UDF est à l'origine un parti de notables locaux.

A nous, électeurs, d'être lucides.

Publié dans Politique Générale

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