Quelle politique du handicap, en France ?

Publié le par Mandrin

Réunion de L’Association des Paralysés de France, section 78, à l’Hôtel de Ville de Versailles, ce soir.

 

150 invitations… 19 présents, et en comptant large.

Pourquoi ce désintérêt ? 6 Millions de personnes, en France, sont handicapées, soit 10 % de la population. Pourquoi ce silence dans la campagne présidentielle ?

   

   

Les politiques attendent des projets « clefs en main » bétons

Les associations concernées m’ont étonnées par le concret de leurs projets et ambitions. Les ressources qu’elles se proposent de fournir sont riches en chiffres chocs et données parlantes. Le problème n’est donc pas là.

Que la cause soit noble.

Elle l’est, à l’évidence.

  

Alors, où donc le bas blesse-t-il ?

 C’est un problème de stratégie de communication, à mon sens. Il ressort des échanges de ce soir une diabolisation des démarches de types lobbying, d’une part.

 

 

D’autre part, la grande erreur est sans doute de vouloir s’adresser directement aux élus, sans toucher l’opinion publique. Or, les élus font moins ce qu’ils veulent que ce que leurs commandent les aléas de l’émotion nationale. Il faut donc savoir d’abord toucher l’opinion, quitte à faire dans le sentimentalisme.

   

Au niveau national, pourquoi ces manifestations échouent-elles ?

 Une grande manifestation nationale rencontre un vif succès : le Téléthon. Sentimentaliste pour les uns, racoleur pour les autres, il a néanmoins donné ses lettres de noblesse au souci des maladies orphelines. Mais lorsque vient le temps de la journée du handicap, on constate l’étendue de l’ombre de portée du Téléthon. Maladies orphelines, handicap en général même combat SVP !

 

 

 

 Il y a là un enjeu solidarisant à même de faire s’accorder droite et gauche.

Cela explique peut-être, en un sens, son absence dans une campagne en quête d’identités opposées. Cela s’explique aussi par la dominante « insécurité » et « emploi », par exemple. Il faudrait très certainement adapter le thème du handicap aux rhétoriques sécuritaires et sociales, afin qu’une attention plus sérieuse lui soit porté.

  

Le niveau national est-il le bon ?

 Personnellement, j’en doute. En matière de respect des Droits de l’Homme, je crois davantage en l’Union européenne. L’exemple de la condamnation de la France, à propos des conditions de détention dans les prisons est la preuve de l’autonomie et de la bonne volonté des instances européennes. Par ailleurs, la loi européenne a aujourd’hui la force de contrainte nécessaire pour s’imposer au droit français. Enfin, nombre de nos voisins européens sont en avance sur nous en matière de politique du handicap. Leur influence dans ces démarches saura nous tirer vers le haut.

 

 

 

 

 

Des idées ?

 Nous sanctionnons financièrement les collectivités locales qui ne respectent pas les quotas de HLM. Pourquoi ne pas s’inspirer de ce dispositif répressif pour obliger ces collectivités à adapter leurs services publiques et infrastructures à chacun d’entre nous, plutôt que de financer la méfiance respective à travers la vidéosurveillance en plein essor !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et vous, que suggérez-vous ?

http://perso.orange.fr/asthme.droits.des.personnes.asthmatiques/ill/ill_caric_handicap_loi.htm

Publié dans Politique Générale

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article