Bayrou : un deuxième tour, sinon rien.

Publié le par Mandrin

    2007 : Millésime centriste ?


    Certes, cet engouement aurait été moindre sans la royale déception des sympathisants PS. La dynamique des sondages est étonnante : quand Royal baisse, Bayrou monte ; mais lorsque Royal reprend du poil de la bête électorale, c’est Sarkozy qui rétrécit. A ce jeu de vases communiquants, c’est bien perdant-perdant pour les tenants du bipartisme majoritaire.

    La reprise en main qui s’effectue dans le staff de Ségolène Royal augure néanmoins d’un second souffle plutôt porteur pour la candidate, après une prestation enthousiaste mais peu convaincante sur TF1, face à une centaine de citoyens polis. Revenant sagement en arrière, quitte à réunir autour d’elle une « armée mexicaine » - le zapatiste Jospin appréciera sans doute – Ségolène Royal affiche désormais « une main de velours dans un gant de fer. »

  

 

    Bayrou, désormais crédible, va – par conséquent – être aussi plus disputé : saura-t-il nous dire le nombre de chars Leclerc que compte l’armée française ? La « boîte à baffes » de la banlieue de moins de 12 ans surfera-t-elle durablement sur sa vague montante ? Ou bien se laissera-t-il submerger et entraîner dans le tourbillon médiatique ?

 

 

 

 

    S’il passe le premier tour, et qu’il se retrouve face à Nicolas Sarkozy, il bénéficiera du long travail de diabolisation dont ce dernier a fait l’objet : l’électeur de gauche verra potentiellement en Bayrou-Sarkozy un négatif soft du duel deuxième 2è tour présidentiel de 2002.

 

 

    Encore faudra-t-il qu’il y ait pour lui un deuxième tour ! Le PS n’a pas dit son dernier mot, loin s’en faut. Nicolas Sarkozy, lui, n’intéresse plus médiatiquement, pour l’instant. L’ambassadeur du Béarn, c’est le charme de la nouveauté face à l’over-dose médiatique de Sarkozy-Royal. En même temps, après un tel sevrage « Nicolas et Ségolène », et à deux mois de l’élection présidentielle, il y a fort à parier que les Français ressentiront un manque, et appelleront à nouveau à la Une de leurs journaux ces deux figures désormais familières.

  

 

Avant une élection, cinq mois, c’est long. Mais, deux mois, c’est une éternité !

 
Patiemment,

M.

 

Publié dans Campagne Premier tour

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Louis BAPTISTE 02/03/2007 18:14

On dit souvent la question européenne « enterrée par les candidats » ou on la qualifie de « question annexe » : il n’est rien. En tout cas pas du côté de Nicolas SARKOZY.
 

 
 

Un redémarrage de l’Union Européenne
 

 
 

Pour le Président de l’UMP, il faut « permettre à l'Europe de redémarrer ». Loin de vouloir remettre en cause le vote des Français du 29 mai 2005, mais conscient qu’il n’y a pas de « plan B », Nicolas SARKOZY souhaite faire adopter un traité limité aux questions institutionnelles, pour permettre à l’Union Européenne de fonctionner. Il proposera ainsi la création d’un poste stable de Président de l'Union européenne et d’un poste de ministre des Affaires étrangères européen.
 

 
 

Egalement soucieux de concentrer l'action européenne sur des politiques concrètes, Nicolas SARKOZY veut engager des négociations avec nos partenaires européens sur tous les sujets où nous avons besoin de politiques globales : l’immigration, l’énergie, l’écologie, la politique industrielle ou encore la recherche biomédicale.
 

 
 

En réponse à ceux qui pensent que l’Europe nous freine, Nicolas SARKOZY répond en proposant de permettre aux pays qui veulent avancer plus vite de le faire, en développant des coopérations renforcées.
 

 
 

Parce que l’Europe n’est plus en mesure d’accueillir de nouveaux membres, Nicolas SARKOZY demande que soit stoppée toute nouvelle adhésion tant qu'aucune réforme institutionnelle n'a eu lieu. Il exige également un arrêt des négociations d'adhésion avec
la Turquie
et souhaite les réorienter vers la conclusion d'un partenariat stratégique.
 

 
 

Une Europe plus protectrice
 

 
 

Pour une Europe plus protectrice, Nicolas SARKOZY prône, à l'image de l'espace Schengen sur la circulation des personnes, la création d’un grand espace de la sécurité, de la lutte contre le terrorisme et de la lutte contre la criminalité organisée. Il consisterait en des échanges de fichiers et de renseignements, des règles pénales communes ou encore la création d’un poste de procureur européen.
 

 
 

Nicolas SARKOZY veut aussi créer une force d'intervention européenne de sécurité civile (« casques verts »).
 

 
 


La France
, plus présente en Europe
 

 
 

Parce que l’Europe ne se fait pas sans les peuples, Nicolas SARKOZY veut renforcer le rôle des représentants des gouvernements nationaux, notamment dans la conduite de la politique monétaire européenne.
 

 
 

Il veut en outre renforcer le rôle du Parlement français dans la conduite de la politique européenne de
la France. Cela
passerait par la création de commissions permanentes au Parlement, par la communication de tout projet d'acte européen et par la mise en place d’un débat au Parlement avant et après chaque Conseil européen.
 

 
 

Nicolas SARKOZY veut par ailleurs garantir le principe de préférence communautaire, pour permettre à nos entreprises de consolider leurs positions avant de se lancer dans la conquête de marchés extérieurs. Il veut modifier la politique européenne de concurrence, pour ne pas empêcher la constitution de champions européens. Il demandera enfin à l'Union européenne de supprimer l'attribution de fonds structurels aux pays qui pratiquent le dumping fiscal ou social.
 

 
 

Impliquer les Français dans l’Europe
 

 
 

Très attaché à la jeunesse, Nicolas SARKOZY veut donner à chaque jeune la possibilité de faire un séjour prolongé dans un pays de l'Union dans le cadre de ses études. Il propose ainsi la généralisation des programmes Erasmus et Leonardo, l’augmentation des bourses de mobilité et le développement des prêts à taux zéro.
 

 
 

De plus, afin d’impliquer davantage les salariés Français dans l’Europe, Nicolas SARKOZY souhaite créer un dispositif européen de participation des salariés aux bénéfices des entreprises européennes. Cette mesure aura par ailleurs un impact positif sur le pouvoir d’achat des Français : une des priorités du candidat de l’UMP.
 

 
 

Nicolas SARKOZY : la bonne voie pour la bonne Europe
 

 
 

Entre une gauche qui prône un élargissement infini de l’UE (au nom de la solidarité) et une extrême droite qui veut « sortir de l’Europe », Nicolas SARKOZY propose une voie équilibrée.
 

 
 

Entre une gauche qui agite sans cesse l’épouvantail d’une Europe qui serait « ultra-libérale » et une extrême droite qui décrit l’Union Européenne comme un carcan qui étrangle
la France
, Nicolas SARKOZY propose de faire de l’Europe un espace de protection accrue et un véritable moteur pour
la France.

 

 
 

Louis BAPTISTE
 


 

http://opinionpolitique.canalblog.com

Catherine Guibourg 28/02/2007 17:44

Oui la question est de savoir comment Bayrou pourra gérer 'cette éternité". Car les coups bas vont pleuvoir...

Mandrin 03/03/2007 20:35

Gérer, certes... mais que maîtrise-t-il de tout cela ? il dit lui-même "surfer sur une vague". cela témoigne sans le vouloir, à mon sens, de l'absence de prise qu'il a sur ce phénomène médiatique. Au fond, les médias ne font-ils pas l'élection à 90 % ?