L'étoile jaune des jeunes fumeurs flamands

Publié le par Mandrin

L’autorité de loi la loi est fonction de sa capacité à être juste. La loi vis-à-vis des fumeurs évolue,  le regard que porte sur eux la société plus encore. Si la loi a évolué, ne nous méprenons pas : c’est bien du fait du lobbying des laboratoire pharmaceutiques qui y voient de quoi doper leurs ventes de patchs et autres substituts. A noter les résultats exceptionnels de Pfizer, initiateur du mouvement, qui vient donc par conséquent de programmer 10 000  licenciements, soit 10 % de ses effectifs !  

 

Nous connaissons la vieille maxime sur notre liberté individuelle et ses limites lorsqu’elle commence à porter atteinte à autrui. Nous connaissons désormais les effets du « tabagisme passif ». A ce titre, l’interdiction de fumer dans les lieux publics est compréhensible.

 

Mais tout de même : à chacun ses poumons ! A Ostende, en Flandre occidentale, les élèves du Sint-Vesaliusinstituut seront obligés de porter un badge s'ils choisissent de fumer : le badge porte la photo de deux poumons rétrécis et noircis par le goudron, avec la souscription "Mes poumons peuvent se porter ainsi". A qui le fumeur solitaire fait-il donc tant de mal ?

 

 

 

Nous sera-t-il désormais fait obligation à tous que de mourir à 105 ans, en phase végétative terminale, après une vie de restrictions face aux saveurs et aux plaisirs ? Verrons-nous demain peint sur les vitres de nos voisins : « beurre trop grassement ses tartines » ; « fais de la moto-cross » ; « aime trop le soleil »… Certes, je ne suis pas sérieux en disant cela.  Seulement, gardons-nous de regarder de travers le fumeur solitaire, comme l’air du temps nous y incite de plus en plus. Résistons toujours à l’idée de faire de la pression sociale un instrument de discipline de l’intimité.

 

 

Sadement,

 

M.

Publié dans Actualité

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nonor 02/02/2007 12:05

Tout a fait d'accord! La pression sociale, les restrictions de libertes individuelles sous pretexte de sante publique ou de lutte contre des discriminations diverses, l'avancement de causes reputes justes qui entraine le vote de lois ou decrets liberticide sont, de mon point de vue, le principale danger que courrent nos democraties. Au nom du bien, nous ne pourrons plus boire, plus fumer, plus utiliser nos voiture, plus manger de foie gras ni de fromages au lait crus, plus chasser, plus elever ses enfants ou son chien comme on l'entend, plus blaguer sur telle ou telle personne... Je vous invite a relire Farenheit 451, de Ray Bradbery. Dans un essaie, publie a la suite (edition presence du futur), il expose parfaitement ce probleme en partant du jour ou une association feministe lui a demande de reecrire ses "Chroniques martiennes" pour rajouter des roles feminins.
Soyons vigilants

Mandrin 02/02/2007 20:05

Oui, en effet, on songe à Farenheit 451, à 1984 plus encore. Depuis cette vague littéraire, mais aussi cinématographiuqe, la vigilance est retombée quant aux dérives totalitaires qui nous menacent : dictatures en tous genres ; celle qui s'insinue aujourd'hui le plus sûrement semble la dictature de l'écologie. Nicolas Hulot sera-t-il notre McCarthy ?